Licence de psychologie

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Licence de psychologie

Message  Elina le Lun 16 Juin 2008 - 10:06

La licence de psychologie est avant tout une licence SHS (sciences humaines et sociales) proposant, en plus des enseignements majoritaires de psychologie, un important nombre d’heures consacrées à l’étude d’autres disciplines.
Il offre à l’étudiant une approche des fondements de ces disciplines, et une familiarisation aux principaux concepts articulant la connaissance dans leurs différents domaines.
L’intégration et la maîtrise de ces concepts, à l’issue du diplôme de licence de psychologie, permettent d’accéder à un niveau de savoir, à la fois spécifique aux objets et méthodes de la psychologie, et suffisamment général pour demeurer ouvert sur l’ensemble des sciences humaines.
L’intérêt d’une telle licence réside donc en grande partie dans sa pluridisciplinarité, en fournissant à l’étudiant une initiation aux concepts fondamentaux de la psychologie, et de plusieurs autres disciplines intéressant également ses objets.
L’élaboration et la mise à l’épreuve des concepts de la psychologie demeurent bien souvent indissociables de celles d’autres concepts issus de la philosophie, de la sociologie, de la linguistique ou de la biologie. Cette licence prend également appui sur les méthodologies de la statistique.
L’étudiant entreprenant une licence de psychologie accède à une initiation aux objets et méthodes en sciences humaines, organisées autour de la naissance de la psychologie comme une science, de son émergence et de son individualisation des autres sciences, et des différents domaines qui font sa richesse et sa spécificité.
Les deux premières années de licence de psychologie peuvent constituer une passerelle vers d’autres orientations en sciences humaines (en licence de sciences de l’éducation, par exemple, comme c’est couramment le cas pour des étudiants désirant accéder à l’IUFM), ou bien fournir une formation et une maturation supplémentaire à certains étudiants voulant intégrer des instituts de formation à la profession d’orthophoniste ou de travailleur social.
Une licence ne sert pas à rien, contrairement à l’idée reçue. Il y a beaucoup de façon de valoriser cette formation même si l’on ne décide pas de poursuivre le cursus de psychologie plus avant. Les contenus de la licence de psychologie vont être exposés dans les lignes qui suivent, en insistant sur l’aspect pluridisciplinaire de ce premier diplôme universitaire.

La pluridisciplinarité
Voilà bien souvent, et malheureusement - car elle ne devrait pas en être une - la plus grande déception des nouveaux étudiants en psychologie.
Lassés de la généralité du lycée, fatigués de « traîner » derrière eux des matières qui leur déplaisent, ils se réjouissent d’atteindre enfin l’enseignement supérieur, lieu de la spécialisation tant attendue.
La licence de psychologie couvre des champs disciplinaires très larges, parfois très différents, mais pas nécessairement hétérogènes.
Il aborde non seulement différents domaines de la psychologie, mais aussi des méthodes et concepts de la sociologie, de la philosophie, de la linguistique, de la mathématique et de la biologie.
Sans oublier l’indispensable langue anglaise, travaillée pour permettre une lecture naturelle des publications internationales.
Pour beaucoup d’étudiants, surtout les passionnés, ceux qui savent ce qu’ils veulent, c’est très démotivant : ils se demandent combien de temps il leur faudra patienter avant d’accéder aux enseignements dont ils rêvent.
Il y a deux grands éléments de réponse à ces déconvenues. D’abord, rien n’empêche de découvrir par soi-même, au travers de lectures ou en assistant à des amphithéâtres de master, le domaine bien particulier de la psychologie qui vous passionne et vous a mené jusqu’ici.Vous trouverez toujours un enseignant de la discipline concerné heureux de vous indiquer un ouvrage à votre portée.
Ensuite, il faut absolument considérer cette pluridisciplinarité comme une chance. Toutes ces matières que vous découvrez vous sont peut-être enseignées pour la première et la dernière fois. Plus de sociologie en master, à moins que l’on ait choisi psychologie sociale, et plus de sciences cognitives au programme lorsqu’on s’est spécialisé dans la psychopathologie clinique. Il faut donc être familiarisé avec tous les objets et courants de la psychologie, ainsi qu’avec les disciplines annexes avec lesquelles elle interagit.Au fur et à mesure de votre avancée dans la licence, vous trouverez des ponts entre les enseignements. Chaque concept viendra en éclairer un autre, et la formation vous apparaîtra sans doute plus pertinente.
Voici un aperçu indicatif du volume horaire de l’enseignement de licence, permettant d’évaluer l’espace accordé à chaque discipline.



Volume horaire et disciplines
La licence de psychologie dure trois années et comporte un minimum de 1 200 heures d’enseignement dont un tiers au moins est consacré à des TD.
Derrière un même intitulé, se cachent un certain nombre de contenus différents, variant selon chaque université. L’orientation dans une licence plutôt qu’une autre est donc plus importante qu’il n’y paraît, d’autant qu’il est assez difficile de changer d’université en cours de licence.
Certaines universités affichent clairement leurs orientations : tendance expérimentale à Paris V, clinique à Paris VII, psychanalytique à Paris VIII, neurosciences à Aix-Marseille, même s’il faut se garder de toute classification forcément réductrice.
Renseignez-vous au préalable sur l’orientation majeure des universités, et tâchez d’intégrer celle qui vous convient dès la licence, même si c’est un parcours du combattant pour les nouveaux bacheliers sectorisés d’office par le système Ravel.



Le début de la spécialisation
Une fois passée l’étape difficile de la première année, les semestres qui suivent apportent de nouveaux enjeux. Le plaisir d’accéder à une spécialisation tant attendue, mais aussi le poids d’une charge de travail plus importante, avec la nécessaire mise en place de nouvelles méthodes de travail et une sélection accrue par les sciences.
L’accès à la deuxième année, c’est aussi la croisée des chemins vers les métiers de la psychologie. C’est la découverte de nouveaux contenus, d’une nouvelle façon de travailler, et d’enjeux d’orientation qui se précisent parfois plus tôt qu’on ne les attendait.
Quels seront les enjeux des semestres à venir, quelles options choisir, et quelle stratégie adopter pour intégrer au plus vite les nouveaux impératifs ?
Parmi les certitudes, il y a celle-ci : lorsqu’on se destine au métier de psychologue, il n’est pas trop tôt pour s’intéresser au déroulement de l’ensemble du cursus, et opérer dès cette étape des choix en fonction du master que l’on souhaite intégrer.
En effet, la deuxième ou la troisième année selon les universités marque le début de la spécialisation, en proposant des contenus moins généraux et en offrant parfois l’occasion d’une pré-orientation au sein d’une dominante.
L’étude des autres sciences humaines, telles la philosophie, la sociologie ou la linguistique disparaît du contenu des enseignements des semestres 5 et 6. L’ensemble des champs disciplinaires, introduits au cours des deux premières années, se réduit à présent à la psychologie, complétée d’apprentissages de plus en plus spécifiques de biologie et de statistique.
Les contenus tendent vers une plus grande précision, une plus grande cohérence et une interdépendance grandissante. Les recoupements entre les différents enseignements sont plus fréquents et plus aisés à opérer. C’est le moment où certains étudiants vont commencer à trouver de l’intérêt à des matières qui leur paraissaient jusque-là obscures du fait de leur généralité.
En biologie par exemple, les enseignements s’articulent plus directement avec des réalités psychologiques, ou revêtent un aspect concret qui les rend plus attrayantes.
L’étude de la psychopharmacologie fait souvent partie de ces nouveaux contenus, et fournit une connaissance de base en pharmacologie psychiatrique qui permet de réaliser l’influence de certains traitements sur les malades.
Le contenu d’une licence de psychologie sera susceptible d’importantes variations d’une université à une autre. S’orienter, et se spécialiser, lors du passage en deuxième année pourra aussi signifier choisir le diplôme le plus adapté au cursus que l’on souhaite effectuer. Il faut pour cela s’informer sur les modalités de transferts interuniversités.


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source : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=20002&var_mode=calcul

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